Deux personnes dansant au coucher du soleil illustre le poème intitulé Valse désaccordée.
Les Carnets d’Emilie 🌹

Valse désaccordée

Un, deux, trois,
les regards s’accrochent.
Quatre, cinq, six,
les cœurs se rapprochent.

Sept, huit, neuf,
les promesses fleurissent.
Dix, onze, douze,
les silences grandissent.

Une rencontre,
un frisson,
deux sourires,
une illusion.

Des mains se cherchent.
Des lèvres tremblent.
Des rêves brillent
avant d’être vécus.

Le temps change,
des mots toujours plus courts
des absences toujours plus longues.

Un, deux, trois,
les chemins bifurquent.
Quatre, cinq, six,
les espoirs s’écrasent.

Sept, huit, neuf,
les portes se referment.
Dix, onze, douze,
les cœurs se baritadent.

L’Amour promet l’Éternité.

La Vie répond ”presque”.

La musique s’éteint,
ne restant
ni prince,
ni princesse,
ni couple.
Ombre mural de deux personnes dansant une valse illustre le poème intitulé Valse désaccordée.

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